mercredi 5 juin 2019

Terminator 2 / Shocking Dark - REPRISE


Cinéma de Clapier
Clapier d’Eté 2019 au Café de Paris

C’est enfin l'été, c'est le Clapier d’Eté !
Pour marquer nos 4 ans d’existence, nous reprenons notre cycle « Clapier d’Eté ».
Si vous êtes à Paris, venez donc nous voir projeter aux mois de Juin et Juillet deux vieux dossiers cinématographiques bien WTF…
Nous vous donnons donc rendez-vous au CAFE DE PARIS pendant une partie de l’été 2019 pour un Clapier d’Eté à venir déguster entre amis…

Le film : Terminator 2/Shocking Dark/Alienators/Contaminator/Spectres à Venise

VA St Fr - 1h30 (Italie 1989)
Réalisé par Vincent Dawn alias Bruno Mattei

" En Italie, personne ne vous entend plagier ! "

Venise, dans un futur proche, est considérée comme morte, ravagée par un mal inexplicable et une pollution apocalyptique. Arrive un groupe composé de militaires sévèrement burnés, accompagné d'une scientifique et rejoint par Samuel Fuller, un ancien Marine recyclé chez Tubular Bells Inc. Tubular était la compagnie qui devait purifier l'eau de Venise mais manifestement cela ne s’est pas très bien passé. Tubular est une multinationale malintentionnée qui fait aussi des recherches sur des armes bactériologiques, comme la Westland-Yutani Corporation de la saga Alien, bizarre cette coïncidence…

Attention, dans ce long-métrage, une copie peut en cacher une autre. Dès les premières minutes du film, on note qu'on a affaire à une des productions les plus cheapos du duo Mattei/Fragasso. Et c'est parti pour un film qui part en nawak avec ses multiples directions scénaristiques, un peu comme Alien Prometheus et Convenant, le colossal budget en moins.
Pendant 85mn de traque dans des conduits et des couloirs d’un laboratoire secret sous Venise, enfin plutôt une usine ou une centrale énergétique, on y croise : des costumes lowcost, un xenomorph look a like en plastique pleins de dents et de bave, un cyborg à la voix autotunée à l’orgue Bontempi, des bruitages d’armes pas chers, un voyage dans le temps made in Leader Price ou Lidl, etc…
Ainsi, Bruno Mattei ambitionnait avec ce film de réaliser une suite à "Terminator" avec deux ans d'avance sur le vrai "Terminator 2" de James Cameron. Ce film sortit dans la plupart des pays sous le titre de "Shocking Dark", parce que bon, faut pas pousser non plus James Cameron et ses avocats dans les orties…

80% Aliens, le retour
20% Terminator
100% Nanar !!!

De nouveau, un très grand « n’importe quoi » de Bruno Mattei !

La séance sera ponctuée d'un jeu et d’un cut à la gloire des robots, des cyborgs et autres créatures mécaniques.

P.a.F: 3 € (carottes incluses)

Jetez un coup d’œil à la bande-annonce :

jeudi 25 avril 2019

Endhiran - DERNIERE SEANCE


Uncut VO St Fr - 2h57 (Inde - 2010)
Réalisé par S. Shankar

« Même les robots tombent amoureux d’ Aishwarya Rai ! »

Le professeur Vaseegaran (Superstar Rajinikanth) crée un robot ultra-performant à son image, Chitty. Comme toute histoire sur l’intelligence artificielle, le robot commence à ressentir des émotions et tombe amoureux de la fiancée de son créateur, Sana (Aishwarya Rai). Ce sentiment lui fera expérimenter un des défauts du genre humain : la jalousie. Le professeur Bhora, le mentor de Vaseegran, voulant s’approprier le projet, va exploiter cette faille du système d’exploitation pour contrôler Chitti et l’utiliser à de mauvaises fins.

Dans Endhiran, ce Masala Movie incorpore Matrix et le Terminator dans sa sauce. Endhiran (Endhiran qui signifie « Robot » en Tamoul) est le plus gros budget de l’histoire du cinéma indien (40 millions de dollars environ). On peut aller jusqu’à dire que c’est le 1er véritable blockbuster Kollywoodien !

Des tonnes de CGI de la marque qui se voit, une histoire d'amour à l'eau de rose, de l'humour bien débile made in de là-bas, de grosses fights, des chansons, des danses et un décalage culturel fou, c’est aussi kitch que joliment décomplexé !
Endhiran est une généreuse distraction à voir avec des compères alcoolisés…

Attention, ça dure 3h, vous voilà prévenus… Mais, il y aura un entracte à la moitié du film, pour que vous puissiez vous enfuir, reprendre votre souffle ou recharger vos verres pour les plus valeureux qui resteront pour la suite.

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme… » 

La séance sera ponctuée d'animation et d'un jeu…

P.a.F: GRATUIT !!! (carottes incluses peut-être...)


Jetez un coup d’œil à la bande-annonce :

mercredi 3 avril 2019

Bataille au-delà des étoiles / The Green Slime


VF - 1h30 (USA - Japon 1968)
Réalisé par Kinji Fukasaku

« C’est toujours la faute du scientifique »

Vous avez vu « Armageddon » avec Bruce Willis. Ben, vous avez vu les 30 premières minutes du film « Bataille au-delà des Etoiles ». Après l’explosion du météore qui risquait d’annihiler la Terre, les astronautes qui ont détruit ce danger ramènent sur la station spatiale Gamma 3, qui orbite autour de la Terre, une menace bien plus dangereuse : un slime vert qui se transforme et se multiplie rapidement en créatures « tentaculeuses » et dangereuses. La bataille pour la survie de l’espèce humaine dans l’espace vient de commencer…

Si vous aimez les maquettes, les fusées « lance-flammes », les modèles réduits volant grâce à des câbles, les femmes en costumes de l’espace argentés, bref la science-fiction des années 60, ce film est fait pour vous. De plus, ce film étant tourné au Japon, vous aurez droit aussi à des monstres verts en caoutchouc aux tentacules électriques et meurtrières. Enfin, ce long-métrage a été dirigé par le futur réalisateur de « Battle Royale » et est garanti sans CGI et « parfum » de synthèse. En résumé, un beau greenwashing avant l’heure de nos cerveaux !

Et n'oubliez pas de chanter sur le thème psychédélique (repris plus tard par les Fuzztones) pour une expérience totalement immersive. Tout le monde chante…
« You’ll believe it when you find…
Something screamin’ ‘cross your mind…
GREEN SLIME… GREEN SLIME !... »

La séance sera ponctuée d'animation, d'un jeu et d’un cut à la gloire de la SF des années 60 et de ces monstres…

P.a.F: 3 € (carottes incluses)

Jetez un coup d’œil à la bande-annonce :

dimanche 3 mars 2019

Le Plus Grand Coup de Poing / En Büyük Yumruk


VO ST Français - 1h15 (Turquie 1983)
Réalisé par Çetin Inanç

« Le Flic ou Voyou Turkish Version ! »

Un méchant parrain huileux et mangeur de pommes sévit en ville. Heureusement Cüneyt Arkin, surnommé le « Alain Delon du Bosphore », acteur mythique du cinéma turc qui, à lui seul, a propulsé Turkish Star Wars au rang de plus mauvais film du monde va jouer les « Eliminator » d'Anatolie pour défendre la veuve et l’orphelin à grand coups de tatanes virevoltantes et hystériques.

L’intrigue du film (si elle existe) n’a ici aucun intérêt Ce film est en soi un trip hallucinatoire sous acide où le mauvais gout se dispute à la violence aussi brutale que ridicule. Le rythme effréné des stock-shots issus de plusieurs films occidentaux (Bons Baisers de Russie, French Connection, Goldfinger, Cercle Noir, etc) se dispute à celui des faux raccords, ce qui nous fait dire que ce film ne contient pas de faux raccord, il EST un faux raccord à lui tout seul !

Ce film réalisé par Çetin Inanç est au polar ce que l’immense Turkish Star Wars (du même réalisateur) est à la SF : un sommet de massacre du montage, de la réalisation, et le tout avec un bon goût cinématographique sauce kebab aux confins de l'hystérie.
Ce film propulse le nanar au rang d’art tant il réussit à perdre le spectateur dans un délire de stock-shots, de cascades grandguignolesques, de méchants ridicules dont une copie frelatée de Richard Kiel (le « Requin » des James Bond avec du papier alu sur les dents) et de poses de bogosse d’un Cüneyt Arkin au sommet de son art avec son œil désabusé, le verre à la main et son uppercut vengeur.
Et ne parlons pas de la bande « originale » de ce film, qui se situe entre le pillage d’Ennio Morricone et de John Carpenter !

« La Turquie, une certaine idée du copyright… »

La séance sera ponctuée d'animation, d'un jeu et d’une surprise à la gloire du cinéma Made in Turquie des années 80…

P.a.F: 3 € (carottes incluses)


Jetez un coup d’œil à la bande-annonce:

mardi 5 février 2019

Meurtres à la Saint-Valentin

VF Uncut Non Censuré - 1h30 (Canada 1981)
Réalisé par George Mihalka

« Il y a plusieurs façons de perdre son cœur à la Saint Valentin… »

Il y a vingt ans, au Canada, dans une paisible ville minière du nom de Valentine Bluffs, une explosion de méthane dans la mine avait piégé cinq mineurs alors que les contremaîtres de l'équipe étaient partis de bonne heure pour assister au bal de la Saint Valentin. Six semaines plus tard, Harry Warden, le seul survivant de l'accident, a été sauvé. Il avait survécu en mangeant ses collègues morts et était devenu fou. Après une année dans une asile, il s’est échappé le jour de la Saint Valentin, tuant les contremaîtres et découpant leurs cœurs, laissant l’avertissement qu’il en irait de même si la ville organisait de nouveau une célébration de la Saint Valentin. Ce jour vient d’arriver…

Joyeuse Saint Valentin à toutes et à tous ! Si vous aimez les films d'horreur des années 80 bien gore autant que nous, vous savez que les fêtes, Halloween, la Saint-Valentin, Noël, Pâques, etc…, ne sont que des prétextes pour regarder des films d'horreur sur le thème de ces mêmes fêtes. Donc, si vous câlinez quelqu'un(e) de spécial ce soir (ou votre chat, c'est cool aussi) et que vous cherchez à passer un bon moment, pourquoi ne pas venir voir « Meurtres à la Saint Valentin » ?

« Ce tueur a le cœur sur la main, au fait plutôt dans sa main… »

La séance sera ponctuée d'animation, d'un jeu et d’un cut qui tranche à la gloire des slashers et de leur incroyable nombre de morts par tout objet contondant, tranchant, lacérant, empalant, perforant, etc…

P.a.F: 3 € (carottes incluses)

Jetez un coup d’œil à la bande-annonce :

mercredi 9 janvier 2019

Piège à grande vitesse

VF - 1h39 (USA 1995)
Réalisé par Geoff Murphy

« Personne ne me bat en cuisine.»

Casey Ryback (Steven Seagal) prend un train de Denver à Los Angeles pour commencer des vacances avec sa nièce Sarah (Katherine Heigl) qui vient de perdre ses parents dans un crash d’avion. Au début du voyage, des terroristes prennent d’assaut le train et l'utilisent comme un quartier général  mobile. Ils veulent prendre le contrôle d’un satellite de combat clandestin, Grazer One, géré par la CIA et l’ US Air Force afin de détruire une cible pour un milliard de dollars : le Pentagon. Mais Casey Ryback va leur préparer des petits plats dont il a le secret…

Grand spécialiste du cassage de bras et  de vertèbres au cinéma, Steven Seagal reprend son rôle de Casey Ryback, dans une nouvelle excursion narrative dirigée Geoff Murphy. Steven Seagal est l’imperturbable, invincible, avec de la glace à la place du sang, ultra dur Casey Ryback. Regardez-le sauter d'un train rapide, s’accrocher à une montagne, rouler dans la saleté, prendre une balle dans l’épaule, tout cela sans salir son impeccable costume noir.

Le cuirassé USS Missouri du 1er opus y est remplacé par un train, le Grand Continental. Les méchants ne sont pas moins ravagés que les précédents : Simon Bogossian et Everett McGill sont en roue libre pendant tout le métrage.

The cook is (Casey Fucking Ry)back !

La séance sera ponctuée d'animation, d'un jeu et d’une surprise à la gloire de Steven Segal et de son impassible jeu d’acteur…

P.a.F: 3 € (carottes incluses)

Jetez un coup d’œil à la bande-annonce :

mardi 4 décembre 2018

Seven

VO St Fr – 1h41 (USA 1979)
Réalisé par Andy Sidaris

« La mort est leur mode de vie. »

Dans un  Hawaï ensoleillé, une organisation criminelle dirigée par 7 professionnels impitoyables a l'intention de liquider les dirigeants politiques et de s'emparer du 50ème état des USA. Le gouvernement des Etats-Unis convoque l'agent spécial non conventionnel Drew Sevano (William Smith). Drew reçoit sept millions de dollars pour éliminer les sept dirigeants du cartel. Drew et son groupe de sept assassins devront les exécuter dans un délais de 30 minutes le jour même avant que les responsables du cartel ne s'unissent. Mais le délai obligatoire d'une demi-heure pour l'achèvement de l'opération est court. Les  mercenaires de Sevano vont-ils réussir ?

Seven est le premier d’une longue série de films se passant à Hawaii et à utiliser une Playmate. Des ingrédients qui deviendront les élément de base de nombreux films écrits et dirigés par Andy Sidaris. La première Playmate à apparaitre dans ce film est Susan Kiger. Le gros de la production de Sidaris a été réalisé entre 1985 et 1998, 10 films réalisés par lui et 2 par son fils Christian, avec bien sur une distribution régulière de Playmates : Donna Spier, Roberta Vasquez, Cynthia Brimhall, Julie K. Smith et Julie Strain. C’est aussi le seul film dans la filmographie de Andy Sidaris qui ne lui appartient pas car il a été produit par Melvin Simon Productions et distribué par American International Pictures.

Venez donc voir le film étalon mètre de toute la carrière de Sidaris, là où le génie de Sidaris a enfin commencé à s’exprimer la première fois et comment il est devenu le roi du film d’action sexy au budget serré comme un expresso italien…

La séance sera ponctuée d’un cut spécial Andy Sidaris à Hawaii, d’une d'animation et d'un jeu de Noël…


P.a.F: 3 € (carottes incluses)

Jetez un coup d’œil à la bande-annonce :